André Bazin a développé sa conception du cinéma autour de la capacité à rendre la réalité dans toute sa complexité, c'est-à-dire son objectivité, son absence de «sens» a priori.
Le cinéma pourrait donc être égal à la réalité donc sans parti pris. Chaque spectateur peut interpréter comme il l'entend les «événements» qui se déroulent devant ses yeux.
Ceci ne va pas de soi parce que la technique peut introduire un biais. Bazin a prévu un principe qui «protège» l'autonomie du spectateur, celui du montage interdit.
Est-ce que les Américains respectent la vision de Bazin entièrement? Si non, comment la réaménagent-ils et dans quel but?
Comment situez-vous vos films par rapport aux différentes idéologies de montage présentées dans le cours depuis le début de la session?
mardi 17 février 2009
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6 commentaires:
Les films des États-unis ne respectent pas du tout le principe de montage de Bazin. Contrairement à Bazin, ils dirigent totalement le spectateur vers les valeurs qu'ils prônent. Très peu d'objectivité est visible dans les films États-uniens et même dans ceux de Spielberg qui tente de faire des films le plus réalistes possibles...
C'est vrai que les films Américains dirigent les téléspectateur vers les valeurs qu'ils prônent, en montrant toujours les État-Unis de la façon qu'ils veulent le montrer. Je crois cependant que c'est tellement rendu courant comme façon de procéder que si quelqu'un essaie de faire complètement le contraire, de sortir des sentiers battus, et bien alors les Américains seront frustrés et vont tout faire pour éviter ce film. Ils sont comme ça nos chers voisins :)
D'accord que les Américains n'utilisent pas le système de Bazin, mais il serait faux de dire que c'est toujours en fonction des valeurs qu'ils prônent. Je pense à American Beauty qui offre une grosse critique sur ces valeurs-là, et qui a pourtant gagné un Oscar...
Utiliser une méthode qui va à l'encontre de celle de Bazin ne veut pas automatiquement dire que l'on fait de la propagande...!
C'est très claire que les Américains ne fonctionnent de la même manière que Bazin. Bazin lui veut que le regard du spectateur soit libre. Ce qui est tout le contraire d'Eisenstein qui lui le dirige et le manipule celui-ci.
Cependant je crois que ce n'est pas pour autant tout à fait mauvais, car si le réalisateur dirige l'attention du spectateur à un endroit précis cela y est surement pour quelque chose. Donc, il aide, je crois, simplement le spectateur à voir un détail, un objet ou autre que ce dernier aurait peu-être manqué à première vue.
D'un autre côté, la façon dont bazin fonctione est tout aussi bien, car pour lui il n'est pas nécessaire de faire voir aux spectateurs sa vision de la chose. Il laisse donc libre recourt à la visualisation à celui-ci. Il permet aux spectateurs d'avoir leur propres idées et opignons d'une scène, d'un plan, du film.
C'est facile de corrompre la vision du téléspectateur et jouer avec ce qu'il doit voir. Surtout du coté des Étas-Unis. Je ne peux cependant pas dire que c'est mal de le faire, mais laissé le choix aux spectateurs de voir ce qu'il veut voir et tirer du film ce qu'il veut en tirer.
Les américains obligent donc absolument les spectateurs à prendre un parti pris et ça j'aime moins cela puisque même si le héro ne fait aucunement le bien dans ses agissement, il est apperçu comme une bonne personne. Imaginer si nous devrions commencer à avoir de la simpathie pour des voleurs de banque.
J'aime donc un peu plus la vision de Bazin de ne pas obliger les gens à prendre toutes les données qu'il nous donne.
Les Américains ne respectent pas du tout la vision d'André Bazin. Les films américains sont porteurs de mythes fondateurs au contraire de ceux issus de la Nouvelle Vague française. Bazin utilise le montage interdit et laisse donc libre au spectateur de choisir ce qu'il veut voir. Il favorise le plan-séquence et la profondeur du champ. Ses films ne demandent presque pas de montage donc le budget se dégonfle un peu.
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